Rapport d’activité triennal de 2018 à 2020

Dans un monde dominé par la violence et la guerre, notre pays le Cameroun, contre vents et marées, veut réussir l’exploit formidable de vivre dans la paix et la stabilité, acquis sans lesquels aucun développement n’est possible. C’est ce qui justifie l’attachement des pouvoirs publics à ces valeurs.

Notre association qui défend aussi ces valeurs, se veut un cadre de promotion de la paix, de l’unité nationale, de la solidarité, de la tolérance et de la prospérité au service de tous les Camerounais.

Aussi, comme un seul homme, nous voulons tous, réunis dans cette association, proclamer notre volonté de travailler autour d’un idéal commun : le développement paisible et harmonieux de notre beau pays le Cameroun par l’éducation juridique des citoyens.

Présentation de la SOCIPRODD

Qui sommes-nous ?

La SOCIPRODD (Société Civile pour la Promotion des Droits et Devoirs) est une association de droit camerounais, d’intérêt général, qui œuvre dans le domaine de l’éducation et plus particulièrement, l’éducation des citoyens sur les lois. Elle a été créée pour donner un sens à l’adage « nul n’est censé ignorer la loi » ! Elle est constituée de jeunes camerounais soucieux d’apporter leurs parts de contribution au développement du Cameroun par l’éducation juridique

Notre cible

La SOCIPRODD est au service de tout être humain. La loi est générale et impersonnelle, elle s’impose à tous et nul n’est censé l’ignorer !

  • Notre devise : Éducation juridique — Justice – Paix
  • Nos valeurs : le respect des lois — la recherche de la justice — la recherche de la paix
  • Notre slogan : la SOCIPRODD, c’est l’éducation juridique pour tous !
  • Notre conviction : l’éducation juridique, levier du développement durable et gage de l’État de droit

Nos objectifs

  • Promouvoir l’éducation juridique à l’ensemble des populations afin de réduire le taux d’ignorance des lois au Cameroun et le taux de violation des droits humains et des libertés
  • Promouvoir la bonne gouvernance et le développement
  • Promouvoir l’égalité de genre
  • Soutenir les personnes vulnérables.

Nos stratégies

  • Éducation, sensibilisation et formation
  • Plaidoyer
  • Partenariats
  • Innovation

Notre vision 

La SOCIPRODD rêve d’un monde où chaque individu connait un minimum de lois indispensables pour sa vie en société. D’un monde où chaque être humain jouit de tous ses droits et dispose d’un minimum devant garantir son bien-être.

Rapport d’activités de 2018

En 2018, l’association SOCIPRODD qui jusqu’alors exerçait officieusement se décide à se conformer aux lois régissant les associations au Cameroun. Elle obtient son récépissé de déclaration à l’Ouest Cameroun et plus précisément dans le département du NOUN le 09 juillet 2018 et est enregistrée dans les registres comme suit : N° 024/RDA/F.32/SAAJP.

recepissé de déclaration association

L’idée de cette association nait en mars 2017. C’est l’œuvre d’un jeune camerounais du nom de APIEYIE Job. Juriste de formation et cadre d’entreprise à cette époque, ce jeune a décidé d’être autrement utile pour son pays et pour l’humanité. C’est alors qu’il se penche sur l’un des problèmes qui minent la société camerounaise à savoir : « l’ignorance des lois ». l’ignorance des loisCe jeune Camerounais âgé de 29 ans à la date de création de l’association travaillait dans le département du NOUN. Il a donc décidé d’apporter sa part de contribution à l’édification du Cameroun et ce, par l’éducation juridique. Il a estimé que si « nul n’est censé ignorer la loi, connaître le droit est un droit » et que « si l’éducation est la base de tout développement, l’éducation juridique est la base du développement durable ».

Pour mettre sur pied cette association, il s’est lancé dans la recherche des compatriotes capables de conduire le projet associatif qu’il a mis sur pied à savoir : la promotion de l’éducation juridique sur l’ensemble du territoire national. C’est alors qu’il commence à inviter ses amis juristes et non juristes à rejoindre le projet. Le 03 mars s’est tenue la première rencontre des membres devant fonder l’association. Le nom SOCIPRODD (Société Civile pour la Promotion des Droits et Devoirs) a été adopté à cette date et ce fut le début d’une longue aventure.Rapport

La mise en route a été difficile. Cela était dû au scepticisme et au manque de détermination des membres ayant participé à l’Assemblée Générale constitutive. Le premier local ayant servi de cadre de réunion était le domicile du promoteur sis dans l’arrondissement de Koutaba. Par la suite, un avocat (Me KOAGNE Julio) inscrit au barreau du Cameroun a rejoint le projet et a cédé à l’association une partie de son cabinet sis à Bafoussam. Le cadre était agréable pour tenir des réunions.

Le promoteur de ce projet s’est donc lancé dans la recherche d’autres membres. C’est ainsi qu’il allait de ville en ville pour rencontrer ses amis de faculté afin de leur présenter le projet. Bon nombre étaient réticents parce que le projet n’était qu’à ses débuts et n’avait aucune référence. Les ressources servant au déplacement du promoteur étaient constituées de ses économies personnelles réunies lorsqu’il était employé dans les entreprises privées.

Sensibilisation à la sûrete nationale, l’integrité du territoire et à l’ordre public

Pendant les échéances électorales de 2018 (élection présidentielle), le promoteur a posé ses premières actions. Au regard du climat préélectoral tendu, il a produit des affiches contenant les articles de loi tirés du Code pénal camerounais, qui sanctionnent les atteintes à la sûreté de l’État, à l’intégrité du territoire et à l’ordre public.

rapport triennal d'activité

C’est alors qu’il procéda à une campagne d’affichage de ces lois sur la place publique dans les villes de Bafoussam, de Foumban et de Mbouda. Il produisit aussi des dépliants à cet effet et démarra une campagne de sensibilisation sur les conséquences des troubles à l’ordre public et de la guerre civile au Cameroun.

rapport d'activité 2018-2019-2020

Budget

Un mini budget avait été commis à cet effet, avec pour principale source de financement les revenus propres du promoteur.

budget rapport d'activité

Éducation fiscale des contribuables

Après cette étape, l’association a débuté avec l’éducation fiscale des contribuables commerçants dans les associations de femmes de la ville de Bafoussam.

Rapport d'activité triennal

Invitations diverses

Huit (08) mois après sa création, l’association comptait déjà 123 membres à son actif. Elle a d’ailleurs mis sur pied une cellule de consultation juridique où les membres inscrits pouvaient librement appeler pour bénéficier des conseils juridiques. Le promoteur lui-même était chargé de répondre à ces membres adhérents. Quelques 02 volontaires se sont joints à lui pour les divers déplacements. Ils pouvaient donc être conviés à des événements à caractère social pour se prononcer sur les questions de droit. rapport d'activité

L’association a été invitée lors d’une cérémonie « d’excellence scolaire » (cérémonie pendant laquelle les élites du village donnent des prix aux meilleurs élèves des établissements de leurs villages). Ladite cérémonie s’était déroulée précisément à KIENEGHANG dans l’arrondissement de GALIM, département du BAMBOUTOS.

En novembre 2018, l’association a été conviée par l’AFEDEC (Association des Femmes Engagées pour le Développement du Cameroun) pour une séance d’éducation juridique.

Elle a encore été invitée le 29 décembre 2018 par la même association à une conférence que celle-ci organisait à l’hôtel Lumière à Douala et dont le thème était : le rôle de la femme dans la prévention, la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

rapport d'activité

Dans cette conférence, la SOCIPRODD devait se pencher sur le volet juridique encadrant la recherche de la Paix. Cette activité était d’ailleurs la dernière réalisée pour l’année 2018.

rapport triennal 2019

Des séances de travail ont été organisées avec les étudiants de la faculté de droit de l’université de Dschang pour la présentation du projet associatif et la cooptation des nouveaux membres.

Rapport d'activité 2020

La page FACEBOOK de l’association a été créée le 30 mai 2018 avec pour nom de page : Sociprod Officiel

Rapport d’activités de 2019

Discours de nouvel an 2019

Le projet de lutte contre les déviances en milieu scolaire

L’année débute avec la recherche du membership. C’est jusqu’en mai 2019 que l’association s’est penchée sur la question de la discipline en milieu scolaire en mettant sur pied le projet de lutte contre les déviances en milieu scolaire par l’éducation juridique de l’élève.

Les raisons de la mise sur pied de ce projet

Depuis quelques années, le milieu scolaire est devenu le lieu où se déroulent les spectacles de délinquances les plus violents (consommation des drogues, violences physiques sur camarades et enseignants, viols, meurtres…) ! Les élèves sont devenus de véritables casse-têtes pour les encadreurs qui ne savent d’ailleurs plus à quel Saint se vouer.

C’est la montée en puissance de ces déviances en milieu scolaire qui a poussé notre association à mener une réflexion profonde sur les mécanismes de lutte contre la délinquance en milieu scolaire au Cameroun. À l’issue de nos travaux, des conclusions en sont ressorties et s’exposent comme suit :

Le milieu scolaire est régi par un texte appelé «règlement intérieur ». Ce règlement comporte des sanctions auxquelles l’élève s’expose en cas de violation. Ce qui est tout à fait normal ! Mais seulement, au regard des déviances observées au sein des établissements scolaires aujourd’hui, on peut dire que les règlements intérieurs ne sont plus capables à eux seuls de contenir la discipline en milieu scolaire.

Sinon, comment est-il possible que malgré l’existence d’un code de conduite en milieu scolaire, les élèves deviennent de plus en plus délinquants ?

Pour tenter de répondre à cette question, il a fallu mener une étude objective sur l’environnement externe et interne de l’établissement. Il a été constaté que la montée de la délinquance en milieu scolaire trouve sa source dans l’irresponsabilité parentale, l’influence de la rue et la faiblesse des textes régissant la discipline à l’intérieur des établissements scolaires…

Étant une association de promotion de l’éducation juridique, seul l’aspect du code de discipline en milieu scolaire retiendra notre attention. Nous avons constaté que ces codes de discipline sont bons, mais désormais insuffisants pour contenir la discipline en milieu scolaire au regard de l’évolution de la société. Le monde est en pleine mutation et les mentalités aussi !

Le développement technologique n’est pas resté sans conséquence sur la jeunesse. Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) sont devenues de véritables canaux d’éducation. Le parent et l’enseignant ne sont plus les seuls acteurs de l’éducation de l’enfant ! La télévision et les réseaux sociaux ont pris le pas et sont en train de prendre le dessus sur les acteurs par excellence de l’éducation de l’enfant.

Au regard de cela, il convient de reformer les règlements intérieurs des établissements afin qu’ils répondent aux mutations sociales. L’État à travers ses ministères en charge de l’éducation se bat comme il peut pour assainir le milieu scolaire, mais la réalité démontre que leurs efforts restent limités au regard de l’ampleur du problème. Par ailleurs, les règlements intérieurs ont pour sanction suprême « l’exclusion définitive de l’élève délinquant ». Malheureusement, les élèves délinquants n’ont plus peur de cette mesure parce qu’ils se disent qu’une fois exclus, ils iront s’inscrire dans un autre établissement.

Prenons donc par exemple le cas d’un élève exclu de l’établissement X pour trafic ou consommation de drogue. Après son exclusion, il ira s’inscrire dans un autre établissement Y où il continuera simplement sa sale besogne et entrainera sûrement d’autres camarades. On peut dire dans ce cas que l’exclusion n’a pas résolu le problème, mais l’a plutôt déplacé d’un établissement à un autre puisque ce dernier continue son trafic ou sa consommation de drogue dans le nouvel établissement.

En conclusion, le règlement intérieur à lui seul ne suffit plus pour réguler la question de discipline en milieu scolaire. Et comme ces règlements disposent d’une autre formule placée en fin de texte : « … en plus des sanctions prévues par ce règlement intérieur, l’élève pourra aussi faire l’objet des poursuites judiciaires », nous avons jugé utile de préciser en quoi consistent les sanctions judiciaires auxquelles l’élève peut s’exposer. Cette formule resterait vague et vide de sens si on n’explique pas aux élèves en quoi consistent les poursuites judiciaires.

C’est fort de ce constat que la SOCIPRODD a décidé d’organiser au sein des établissements scolaires et plus précisément les établissements du secteur secondaire, des campagnes d’éducation juridique.

Les objectifs du projet d’éducation juridique en milieu scolaire

Ce programme a deux objectifs qui se présentent à court et à long terme.

  • Objectif immédiat (à court terme)

Montrer à l’élève que la loi est générale et impersonnelle, qu’elle s’impose à tous et nul n’est censé l’ignorer

Montrer à l’élève que le règlement intérieur de l’établissement n’est pas la loi de la République du Cameroun

Montrer à l’élève que le conseil de discipline convoqué ne fait pas office de tribunal de la République, mais du tribunal de l’établissement

Montrer à l’élève que la qualité d’élève et la tenue de classe ne sont pas des causes exonératoires de responsabilité.

  • Objectif de développement (à long terme)

Les élèves vont au sortir du cursus scolaire connaitre un certain nombre de lois.

Stratégies de déploiement

  • Organiser au sein des établissements scolaires des campagnes d’éducation juridique
  • Mettre à la disposition des élèves à travers des dépliants les articles de loi qui sanctionnent les actes qu’un élève peut poser en milieu scolaire et qui retrouvent aussi leurs sanctions dans les codes de loi de la République.

Un certain nombre de lois que nous leur donnons peut être énuméré ici au titre d’exemple :

  1. Violence à fonctionnaire (article 156 du Code pénal camerounais) pour les élèves qui battent sur leurs enseignants
  2. Viol (article 296 du Code pénal du Code pénal camerounais)
  3. Possession, consommation et distribution des drogues (articles 95, 101, 102 du code des drogues) pour les élèves qui trafic la drogue
  4. Les lois sur la cyber sécurité et la cyber criminalité (articles 77 et 78).
  5. Coup et blessures simples, légères ou graves (articles) pour les élèves qui battent sur leurs camarades
  6. Harcèlement sexuel (article 302-1 du Code pénal camerounais) pour les élèves qui harcèlement sexuellement leur camarades
  7. Destruction de borne et de clôture (article 317 du Code pénal camerounais) pour les élèves qui détruisent les clôtures de l’établissement en vue d’escalader.
  • Etablissements couverts

Nous avons mené des campagnes dans certains établissements secondaires des régions de l’Ouest Cameroun. Les établissements suivants ont reçu les agents de la SOCIPRODD :

Département du BAMBOUTOS, arrondissement de GALIM

  1. Lycée bilingue de GALIM
  2. Lycée bilingue de KIENEGHANG
  3. Lycée technique de GALIM,
  4. Lycée de BAGAM,
  5. Lycée de MENFOUNG

Rapport d'activité triennal

Rapport d'activité triennal

Rapport d'activité triennal

rapport d'activité 2019 SOCIPRODD

Résultats attendus

  • Résultats immediats

Les élèves sont prévenus sur l’existence d’autres lois plus contraignantes et sévères que leurs règlements intérieurs.

Les élèves sont intimidés au regard de l’ampleur des sanctions contenues dans les lois de la République.

Les élèves sont dissuadés sous l’effet contraignant et sévère des lois de la République.

Il y’a réduction du taux de délinquance au sein de l’établissement

  • Résultats sur le long terme

Ce projet prépare la jeunesse, fer-de-lance de la nation. Les élèves connaissent désormais qu’ils doivent apprendre et respecter les lois de la République pour un meilleur lendemain.

Évaluation post campagne

La campagne d’éducation juridique des élèves en milieu scolaire a-t-elle produit les résultats attendus par les initiateurs ?
Les témoignages des chefs d’établissements où nous sommes passés sont la preuve que nos actions portent leurs fruits.

  • Les difficultés liées a l’exécution de ce projet

La principale difficulté est liée à l’insuffisance des ressources financières pour déployer le programme dans les établissements contenus dans notre cahier de charge.

Les différentes étapes nous permettant de déployer la campagne dans un établissement sont les suivantes :

  1. Rencontre avec le chef d’établissement pour présenter le projet et pour une prise de rendez-vous pour la campagne proprement dite.
  2. Campagne d’éducation proprement dite. Elle se fait dans tout l’établissement.

Chacune de ces étapes engage des frais et à cause du manque de ressources financières, nous n’avons pas pu atteindre nos objectifs en termes de couverture.

Budget de la campagne

budget de la compagne

Nos ressources

Les ressources pour la réalisation de cette campagne provenaient :

Des adhésions et cotisations de nos membres. Notre association a participé à 15 % dans ce budget (48 000 FCFA).

De l’association JBL (Jeunesse Bagam Laborieuse), partenaire de la SOCIPRODD. Ils ont financé les 85 % du budget et donc 280 000 FCFA. En effet, ce sont eux qui ont sollicité la SOCIPRODD pour mener cette campagne de lutte contre la délinquance dans les établissements de leur localité.

Campagne de sensibilisation des parents d’élèves dans le cadre de la lutte contre les déviances en milieu scolaire

L’association a lancé une campagne de sensibilisation des parents d’élèves réunis au sein de l’APEE (Association des Parents d’Élèves et Enseignants).

L’objectif ici était de :

  • Interpeller les parents sur leur rôle dans l’encadrement de l’enfant.
  • Donner des approches éducatives pour un bon suivi de l’enfant
  • Mettre à leur disposition des lois qui sanctionnent les actes que leur enfant pourra poser en milieu scolaire et dont la sanction se trouverait dans un code de loi du pays.
  • Leur faire savoir que leur responsabilité pourrait être engagée pour des infractions commises par leur enfant mineur (sur le plan civil)…

Cette action ne nécessitait pas le déblocage de moyen financier puisqu’elle a été réalisée immédiatement à la suite de la campagne d’éducation au Collège PROWO TENKUE JOSUE. L’APEE (Association des Parents d’Élèves et Enseignants) siégeait pendant cette période de campagne et nous avons profité au sortir des salles de classe pour mener cette action.

Campagne triennal 2019

Dans l’optique d’inculquer aux jeunes scouts des valeurs patriotiques et juridiques, la SOCIPRODD a répondu présente à une activité que cette association a organisée dans le village BANDREFAM (région de l’Ouest Cameroun) en juillet 2019. Cette campagne a été menée par 02 agents de la SOCIPRODD. Il était question pour nous de leur donner quelques leçons de droit. Ces jeunes ont été édifiés sur les lois réprimant les violences physiques et verbales et sur les lois réprimant les atteintes à la sûreté de l’État et à l’ordre public. Pendant les séances d’éducation, ces jeunes enfants ont reçu des dépliants contenant les articles de lois sur lesquels portaient les travaux. C’était un grand plaisir pour cette communauté de recevoir nos agents durant 3 jours consécutifs. Nous sommes repartis de là satisfaits par l’écoute et l’attitude de ces enfants en souhaitant vivement qu’ils mettent en pratique ce qui leur a été enseigné

Campagne 2019

Le budget de cette activité est consigné dans le tableau suivant :

Budget 2019

« La corruption reste et demeure un fléau à combattre par tous ».

Le département de la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption de la SOCIPRODD a répondu présent à la formation de 100 jeunes agents de lutte contre la corruption au côté de l’association ACADER. Ces agents pourront désormais être mis à la disposition des organisations de la société civile et autres institutions gouvernementales pour le renforcement du processus de lutte contre la corruption au Cameroun.

L’événement s’est tenu à Yaoundé du 8 au 11 juillet sous le haut parrainage du ministre de la Jeunesse.

lutte contre la corruption

L’objectif de cette formation était de :

  • Présenter aux participants les différentes formes de corruption
  • Montrer aux jeunes l’impact de la corruption sur le développement
  • Leur donner les outils nécessaires pour lutter contre la corruption.

Les quatre jours de formation ont été sanctionnés par la remise des attestations aux participants.

attestation

formation jeunesse

Budget de la formation

budjet formation

Dans le même ordre d’idée, la SOCIPRODD a répondu présente pour la formation des pairs éducateurs de lutte contre la corruption organisée lors du salon international de la Jeunesse au Palais des sports.

formation éducateurs

Projet d’éducation fiscale des contribuables commerçants du secteur informel

Présentation

Le paiement d’impôts ne fait pas l’unanimité au Cameroun comme dans bon nombre de pays d’ailleurs. La plupart des contribuables rêvent de contourner le fisc. Lorsque vous abordez ces derniers en leur demandant pourquoi ils ne veulent pas s’acquitter de leur impôt, les réponses sont diverses. Pour certains, ils estiment que les impôts sont élevés, pour d’autres ils disent qu’ils ne veulent pas payer parce que cela ne sert plus aux intérêts de la nation. Après toutes ces controverses, c’est la machine étatique qui prend un coup puisqu’elle ne parvient plus à recouvrer les recettes devant satisfaire aux charges publiques.

C’est en voulant apporter notre part de contribution à la question du paiement de l’impôt que nous avons mis sur pied le projet d’éducation fiscale des contribuables commerçants au Cameroun. Ce projet vise à permettre aux contribuables commerçants et aux non-commerçants de pouvoir apprendre les lois fiscales.

Nous nous sommes penchés sur le petit commerçant et plus précisément celui du secteur informel parce que, ce secteur est constitué pour l’essentiel des contribuables profanes qui ne connaissent pratiquement rien de la fiscalité. Pour eux, tout semble être un abus. Payer l’impôt est perçu par ces derniers comme un fardeau. Ne comprenant rien de la fiscalité, ils sont prêts à se soulever toutes les fois que l’agent d’impôt est en face d’eux. D’un autre côté, ces contribuables se plaignent de l’escroquerie dont ils font l’objet de la part des agents du fisc.

Voici les propos recueillis d’un contribuable commerçant dans la ville de Foumban (département du NOUN).
« … je me suis rendu aux impôts pour déclarer mon fonds de commerce. De là, l’agent chez qui je m’étais adressé m’avait dit qu’il devait passer constater de lui-même ledit fonds de commerce avant de faire une évaluation et m’attribuer une catégorie d’imposition. J’ai attendu jusqu’à 6 mois avant de m’y rendre à nouveau dans les services des impôts. Ayant rencontré le monsieur à nouveau, il m’a renvoyé en me disant qu’il va passer et que la taille de son boulot ne lui permet pas de satisfaire à ses obligations ! Je suis reparti ! Au neuvième mois, les agents d’impôts sont passés sceller ma boutique et c’est alors que je suis reparti vers le monsieur chez qui je m’adressais le plus souvent. À ma grande surprise, il m’a dit que je devais payer la somme de 220 000 FCFA (deux cent vingt mille FCFA) pour le compte de l’année entière. Je me suis mis à discuter avec lui au point où il m’a finalement demandé de payer 190 000 FCFA (cent quatre-vingt-dix mille FCFA).

Et comme je voulais à tout prix voir ma boutique être rouverte, je suis allé chercher la somme demandée et je suis venu verser. Mais seulement ce jour-là, cet agent ne m’a pas remis de reçu de versement et m’a dit de revenir après 02 mois car les quittances de versement étaient finies. Je suis reparti et on a ouvert à nouveau ma boutique. 02 mois passés, je me suis rendu au fisc pour récupérer ma quittance et c’est alors qu’à la lecture de ce document, je constate que la somme portée à ladite quittance est de 37 500 FCFA (trente-sept mille cinq cents FCFA) au lieu de 190 000 FCFA. Voulant l’interroger, le monsieur m’a demandé de libérer les lieux immédiatement et je suis parti furieux et jurant de ne plus jamais payer l’impôt !… »

Après enquêtes, nous avons constaté que la plupart des contribuables commerçants de cette partie du pays étaient victimes de cette pratique et nous avons très vite compris pourquoi ces derniers affirmaient que le taux d’impôts étaient très élevé au Cameroun et qu’ils ne contribueraient plus jamais à ces charges. Au regard du récit de ce contribuable, on peut constater que le jeu trouble des agents d’imposition contribue à rendre difficile le climat de l’impôt au Cameroun. Si ce jeu leur profite, il fait perdre énormément à l’État et n’encourage guère le paiement de l’impôt chez le contribuable.

C’est fort de ce constat que nous avons lancé la campagne d’éducation fiscale des contribuables commerçant du secteur informel. Ces campagnes visent à aider le contribuable commerçant du secteur informel à connaitre quelques notions de fiscalité (comment déterminer sa catégorie d’imposition, quelles sont les fourchettes d’imposition et leur calcul, comment liquider son impôt).

Les activités

Le 27 mars 2019, une campagne de sensibilisation et de distribution des dépliants contenant les lois fiscales a été organisée dans la ville de Bafoussam (région de l’Ouest) précisément au marché “A” et ses environs. Près de 1 000 commerçants ont été sensibilisés sur les questions d’impôts et taxes et ont témoigné de leur satisfaction à connaitre pour la première fois les lois régissant leur activité.

activités foumban

fiscalité foumban

Le 22 mai 2019, une séance de travail sur la fiscalité a été organisée dans la ville de Foumban avec une vingtaine de contribuables commerçants. Nous avons insisté sur le rôle de l’impôt et l’obligation de payer l’impôt dans les caisses de l’État contre quittance de paiement.

impôt Foumban

Résultats

Près de 1 000 commerçants ont été sensibilisés et ont reçu leurs dépliants.
Près de 38 contribuables commerçants du secteur informel ont suivi une formation sur la fiscalité locale et aujourd’hui ils connaissent tous les règles de l’impôt et la taxation locale.

Le budget des deux activités est consigné dans le tableau ci-dessous :

budget activités

Les Difficultés Liées a L’exécution de ce projet

Difficile de réunir un très grand nombre de contribuables commerçants
Scepticisme de la cible vis-à-vis de notre action (la cible pense qu’il n’y a rien à faire : le pays est gâté !)
Insuffisance des moyens financiers pour étendre l’action.

Campagne d’éducation juridique dans les établissements du secondaire

Le 29 novembre 2019, la SOCIPRODD s’est rendue au Lycée Bilingue de BAFOUSSAM RURAL après le drame qui s’était produit où un élève a poignardé son enseignant avec les ciseaux. La SOCIPRODD a déposé ses valises dans cet établissement pour dire non à la violence à travers les lois.

Elle s’est ensuite déportée la même journée au collège TANKOU. Nous avons sensibilisé les élèves sur les questions du respect du règlement intérieur et du droit et nous avons ensuite mis à la disposition de ces élèves à travers des dépliants, les articles de loi qui sanctionnent les actes qu’ils posent en milieu scolaire et qui sont qualifiés d’infractions suivant les lois de la République du Cameroun.

Lycée Bafoussam

campagne Bafoussam

Budget de la campagne

Budget de la campagne

 campagne scolaire

En décembre 2019, l’association crée son site web avec pour nom de domaine : www.sociprodd.com.
L’ensemble des travaux a couté 180 000 FCFA (cent quatre-vingt mille FCFA).

Rapport d’activités année 2020

president SOCIPRODD

Introduction

L’association prend en bail pour la première fois un local sis au quartier New-Bell, Makea. C’était une toute petite pièce nous servant de bureau ! Le montant du loyer était de 50 000 FCFA. L’association a prix en bail ce local pour une période d’un an. Le loyer total était de l’ordre de 600 000 FCFA.

Véhicule loué

Le tableau ci-dessous présente le budget de location du local et son aménagement :

budget sociprodd 2020

Après avoir occupé le bureau, nous avons démarré nos actions.

Campagne d’éducation juridique en milieu scolaire

L’année 2020 a débuté avec des campagnes d’éducation juridique dans les établissements secondaires. L’association s’est rendue à Dschang, dans le département de la Menoua, région de l’Ouest pour sensibiliser et éduquer les élèves sur les actes qu’ils posent en milieu scolaire et qui sont qualifiés d’infractions suivant les lois de la République. Elle a mené une campagne dans les établissements suivants :

college albert camus

college albert camus

Collège MENOUA Espoir
Collège IPPR
Lycée de BAFOU
Collège ALBERT CAMUS

descente nkolbisson

L’association est partie de l’Ouest Cameroun pour se rendre dans la région du Centre avec une action forte au lycée de NKOLBISSON où un jeune enseignant venait de perdre la vie suite à une attaque à main armée (arme blanche) d’un élève inscrit en classe de 4e Espagnol. Cet autre meurtre vient témoigner le niveau de délinquance qui sévit aujourd’hui en milieu scolaire. Comme pour l’année 2019, nous avons continué de mener nos actions de promotion de discipline en milieu scolaire par l’éducation juridique.
Nous étions au lycée de NKOLBISSON à Yaoundé le 24 janvier pour une mission musclée de sensibilisation et d’éducation juridique.

photo proviseur

nkolbisson proviseur

campagne nkolbisson

L’objectif premier était d’intimider les élèves à travers les dispositions de la loi pénale. Cette action a été menée avec un ton beaucoup plus élevé parce que l’heure n’était plus à la tendresse. Le droit a été dit dans cet établissement de manière sévère au regard du crime qui venait de se passer.

En compagnie des responsables de l’établissement, nous avons fait le tour des classes réputées délinquantes dans ledit établissement. Pendant nos séances de sensibilisation et d’éducation, nous avons mis à la disposition de ces élèves les articles de lois qui sanctionnent les actes qu’un élève pose en milieu scolaire et qui retrouvent leurs sanctions dans les codes juridiques du pays (violences à fonctionnaire, meurtre et assassinat, coup et blessures simples…).

Résultat : le proviseur de cet établissement affirme qu’un certain calme règne depuis notre passage dans son établissement.

Budget

Le budget de cette activité est consigné dans le tableau ci-dessous :

budget nkolbisson

sociprodd enseignementProjet « Sortir 100 enfants de la rue chaque année»

Présentation

En vue d’aider les enfants de la rue, notre association a mis sur pied un projet visant à sortir chaque année un certain nombre d’enfants de la rue.

enfants vulnérables

Les raisons de ce projet : nos cités sont jonchées de milliers d’enfants qui vagabondent çà et là dans la rue sans abris. On a comme l’impression que la rue enfante déjà les enfants. Tellement ils sont nombreux qu’on se demande s’ils sont nés des êtres humains ! Où sont donc leurs parents ? Leurs parents sont-ils aussi des sans-abris ?

Notre association a décidé de jouer son rôle afin de limiter la flambée des enfants dans la rue. Le projet « sortir 100 enfants de la rue chaque année » consiste à créer un environnement capable de recevoir ces enfants, de les prendre en charge, de créer des activités génératrices de revenus dont les bénéfices de la vente seront mis à leurs profits pour leur permettre de suivre une formation à un métier.

Ce projet a été lancé en 2020, à Douala. On a commencé par établir le type de cible. La cible choisie était les enfants délinquants (fumeurs de drogue et voleurs…) communément appelés « microbes ».
Pourquoi ce choix ?

Ce sont eux qui ravitaillent les élèves dans les établissements scolaires. On les retrouve aux abords des établissements. Ils y sont postés pour faire passer les drogues à l’intérieur des établissements. Ils détournent les enfants qui empruntent le chemin de l’école et en font des futurs délinquants. En réduisant considérablement leur nombre dans la rue, on réduira aussi le taux d’approvisionnement en drogue dans les établissements. Nous sommes allés vers certains d’entre eux et nous avons pu les convaincre à accepter une réunion dont le but était de leur apporter un soutien.

Le jour de cette rencontre, nous leur avons demandé s’ils étaient prêts à quitter la rue si on leur apportait un soutien ou mieux si on les aidait à reprendre une nouvelle vie. Sur les 27 jeunes présents, 20 ont répondu par l’affirmative et c’est avec ces derniers que nous avons continué les échanges.

Nous avons ouvert pour eux une fiche de renseignement, mais ces derniers sont restés méfiants et ont refusé de remplir. Leur crainte était liée au fait qu’ils redoutaient que nous soyons entrain de travailler en vue de leur arrestation.

Cette première rencontre avec eux s’est terminée par un déjeuner et la somme de 2 000 FCFA a été remise à chacun d’eux comme argent de transport.

alimentation enfants

La seconde rencontre avec ces derniers a eu lieu en période de COVID. C’est d’ailleurs à cette rencontre que nous avons pu établir avec eux un réel climat de confiance. Nous leur avons apporté une assistance sanitaire (cache-nez et gel hydro alcoolique, savon de ménage), alimentaire (riz) et financière (la somme de 5 000 FCFA a été remise à chacun des 50 jeunes présents).

assistance sanitaire

assistance covid-19

aide covid-19

Pendant cette rencontre, nous avons pu relever le profil de chacun afin de pouvoir créer une base de données devant nous permettre de démarrer notre projet.

Les succèss du lancement de ce projet

Le projet est très apprécié par la cible et la société elle-même.
Nos attentes ont été satisfaites à 80%
Nous avons eu un site gratuitement devant accueillir le projet. Ce don est l’œuvre d’un chef traditionnel qui a cru en ce projet d’aide aux enfants de la rue.

Les parents qui ont été informés de nos rencontres sont venus vers nous avec des messages de félicitations et d’encouragements. Ils estiment qu’en aidant ces enfants de la rue, nous les aidons aussi à encadrer les leurs en leur évitant de prendre le mauvais chemin.

Les difficultés pour la réalisation de la première phase du projet

La première phase de ce projet consistait à recenser la cible. Cela n’a d’ailleurs pas été facile.
Infiltrer le monde de ces délinquants est très dangereux. Cela nécessite beaucoup de stratégie et de courage.
Échanger avec eux dans un climat calme reste encore bien difficile. Il faut retravailler les méthodes d’échanges avec la cible.

Les rencontres n’ont pas été effectuées comme prévu à cause de la crise sanitaire (COVID 19)
L’insuffisance des moyens financiers ne nous a pas permis de réaliser notre cahier de charge pour ce projet de l’année 2020.

Les perspectives

Pour l’année 2021, nous comptons rechercher les financements pour la construction et l’aménagement d’un bâtiment de 100 dortoirs et autres espaces devant servir à construire les éléments du projet.
Des mini budgets ont été élaborés pour ces rencontres et se présentent comme suit :

budget action sociprodd

budget sociprodd

Lutte contre le covid-19

Présentation

La pandémie à COVID 19 n’a laissé personne indifférent, ni même notre association. Lutter contre cette maladie est l’affaire de tous. Nous avons entrepris de lutter contre la COVID 19 par les moyens à la fois juridique et sanitaire.

Étant une association de promotion de l’éducation juridique, nous avons dans les débuts de la crise sanitaire, organisé des campagnes d’éducation juridique en vue de mettre à la disposition des populations les lois qui encadrent les périodes de crises sanitaires. En plus des mesures préventives édictées par l’OMS et le gouvernement camerounais, nous avons ressorti du code pénal et autres textes juridiques du pays, les lois pouvant régir les périodes de crise sanitaire.

mesures préventives

Contre Covid-19

Les objectifs

L’objectif de notre campagne était précisément de faire connaitre aux populations, les lois qui encadrent les périodes de crise sanitaire. Nous avons mis à leur disposition à travers de flyers, lesdites lois et nous les avons sensibilisés suivant les mesures édictées par le gouvernement et l’OMS.

Lors desdites campagnes d’éducation, nous avons aussi mis à la disposition des populations, des kits sanitaires (cache-nez, gels hydro alcoolique, gants, savon et sceau pour lavage de main).

Nous avons mené ces campagnes dans 03 régions du Cameroun :
DOUALA (au quartier New Town Aéroport)
YAOUNDE (au quartier OYACK Rail à FANDENA)
MBOUDA (à Galim centre)campagne covid-19

objectif campagne

Les résultats

Les résultats de nos campagnes sont presque satisfaisants. Parce que les paroles s’envolent et les écrits restent, lors de ces campagnes, nous distribuons les dépliants contenant les articles de lois qui font l’objet de sensibilisation.

résultats campagnes

résultats de nos campagnes

Dificultées rencontrés

L’insuffisance des moyens financiers pour étendre nos campagnes à l’ensemble des populations cibles.

Budget

Le budget de notre action dans les 03 zones est consigné dans le tableau ci-dessous.

Budget pour les 03 sites où se sont déroulées nos campagnes

Assistance aux deplacés de la crise du nord-ouèst/sud-ouèst résidant dans l’arrondissement de galim

Nous avons tenu à nous rendre au chevet des déplacés de la crise anglophone résidant à Galim. Nous leur avons apporté des denrées alimentaires (huile végétale, riz, savon, sel). Cette action est un élan de cœur initié par nos membres à l’endroit des déplacés de la crise qui souffrent dans les brousses.

aide à galim

sociprodd galim

Budget

Le budget de cette action est consigné dans le tableau ci-dessous :

budget galim

Projet d’accompagnement des projets de développement durable par l’éducation juridique

Présentation

La plupart des projets de développement ne sont plus durables à cause de la mentalité des bénéficiaires dudit projet.
Le paragraphe ci-dessous vient illustrer nos propos :

Dans une localité du pays, un organisme de développement a offert un point d’addiction en eau potable (forage) aux populations. Deux (2) mois plus tard, le forage était endommagé et ne fonctionnait plus ! La cause : les enfants qui jouaient de temps en temps sur l’ouvrage ont fini par le détruire. Ces populations ont attendu que la mairie de la localité répare le forage tandis que la mairie de son côté ayant autre chose à faire avec ses recettes (la poursuite de ses objectifs) leur a demandé de le réparer eux même.

Des grincements de dents se sont fait entendre avec un doigt accusateur sur la mairie. Finalement, les bénéficiaires de ce projet ont souffert encore pendant plusieurs mois du problème du manque d’eau potable dans leur localité. Personne ne voulait dépenser de son centime de franc pour réparer le forage en attendant toujours l’aide d’un bienfaiteur ou la mairie.

Était-ce de la responsabilité de la mairie de réparer ce forage ? Qui étaient les garants de la survie de cet ouvrage afin qu’il ait un caractère durable ?

Pour la SOCIPRODD, ce qui manquait pour garantir la survie de ce forage, c’était l’éducation juridique des populations bénéficiaires. Ces dernières ne savaient pas que leur responsabilité peut être engagée en cas de destruction de cet ouvrage par le fait des personnes qui sont sous leur garde.

Elles ne savaient pas que la responsabilité des parents des enfants qui ont endommagé le forage pouvait être engagée sur la base de l’article 1384 du Code civil (responsabilité du fait d’autrui ou des personnes qu’on a sous sa garde) jusqu’à ce qu’ils réparent le forage sans l’intervention de la mairie. Ces populations devraient savoir que les bénéficiaires sont tous les garants ou protecteurs de ce bien public.

Si donc à l’avance, ces populations savaient que le bien devrait être protégé de tous et que celui dont l’enfant aurait détruit ledit bien serait tenu pour responsable, elles auraient sensibilisé leurs pupilles ou toute autre personne, sur le respect de l’ouvrage public sachant qu’elles se chargeraient de sa réparation en cas de destruction par leur rejeton et autres.

Le projet donné par cet organisme était un projet de développement durable, mais qui finalement n’a pas atteint les objectifs prévus à cause de l’ignorance juridique dont les bénéficiaires étaient victimes. Plusieurs autres projets de développement durable souffrent du manque d’encadrement juridique des populations bénéficiaires et finissent par être des projets de développement non durable.

À partir de cet exemple, on peut comprendre qu’il y’a une nécessité d’accompagner les projets de développement durable par l’éducation juridique des bénéficiaires.

Pour joindre la parole à l’acte, nous avons organisé une campagne de sensibilisation et d’éducation juridique des bénéficiaires de projet de développement dans l’arrondissement de GALIM, département du BAMBOUTOS, région de l’Ouest Cameroun. Il s’agissait de sensibiliser et éduquer juridiquement les populations de cette localité bénéficiant d’un projet routier.

éducation juridique

Dégager les rigoles pour ceux dont les champs sont en bordure des routes.

eau potable

eau potable

sensibilisation des enfants

Objèctif de la campagne

Cette campagne avait pour objectif de montrer aux bénéficiaires des projets routiers, des dons en forage et en éclairage public qu’il existe des lois qui protègent les biens publics (article 1384 du Code civil camerounais et 187 du Code pénal camerounais…).

Nous avons sensibilisé les parents sur le respect de la chose publique. Nous leur avons expliqué qu’ils sont responsables des actes posés par leurs enfants mineurs et majeurs incapables. C’est dire donc que si le forage est endommagé par le fils mineur de X, c’est la responsabilité des parents qui sera engagée. Chaque parent doit donc sensibiliser ses enfants qui vont puiser de l’eau au forage à ne point jouer avec le forage. Il en est de même des éclairages publics. Chaque parent doit sensibiliser ses enfants sur le respect des éclairages publics en leur disant de ne pas lancer les cailloux dessus.

Nous les avons aussi sensibilisés sur les bordures de route surtout pour ceux dont les domiciles et champs bordent les routes. Il était question de leur dire de ne plus déverser leurs ordures ménagères ou champêtres sur la voie publique ou dans les rigoles tout en leur montrant les conséquences. D’interdire à leurs enfants de brûler pneus ou toute autre chose sur la voie bitumée.

Résultat de la campagne

Nous avons atteint le résultat recherché :
Près de 400 personnes ont été sensibilisées dans cet arrondissement. Les rencontres ont eu lieu dans les groupes de réunions qu’ils organisent dans leurs localités.
Des descentes sur le terrain vers les édifices publics ont été effectuées.

La cible était très accrochée à la sensibilisation et le Sous-Préfet de l’arrondissement de GALIM (M. EVOUN Daniel) a témoigné de sa satisfaction après notre passage parce que jusqu’à présent les éclairages publics sont fonctionnels, les enfants ne les ont plus endommagés avec les lance-pierres pour oiseaux.

autorité administrative

Photo de famille avec le Sous-Préfet de l’arrondissement de GALIM M. EVOUN Daniel

L’autorité administrative nous a d’ailleurs exhortés à continuer l’accompagnement des projets de développement de sa circonscription de compétence par l’éducation juridique des bénéficiaires afin de les rendre effectivement durables.

Difficultees rencontrées

Insuffisance des ressources financières pour la poursuite des activités

Budget de l’activité

budget d'activité

Mission internationale

Un membre de la SOCIPRODD Diaspora est venu au Cameroun pour une mission de travail qui a duré 06 semaines.
Il s’agissait de Monsieur FONZONG Mesmin Cyriaque résidant en Allemagne.

L’objectif de sa mission était d’effectuer un contrôle sur place et sur pièce des réalisations de l’association et de l’utilisation des budgets, d’explorer toutes les pistes pouvant permettre à l’organisation de se développer. Plusieurs voyages ont été effectués à l’intérieur du pays. Il a aussi participé à la réalisation de certaines activités à l’instar de la mise sur pied du projet de formation des chefs traditionnels sur le droit foncier et le droit des successions au Cameroun.

Il faut rappeler que la plus grande partie de nos fonds proviennent des cotisations des membres de la SOCIPRODD Diaspora (Allemagne, France, Luxembourg et Canada).

Budget

Véhicule loué

Véhicule loué pour les tournées de travail

Projet de renforcement des capacités des chefs traditionnels en matière de gouvernance locale au cameroun

Formation des chefs traditionnels sur le droit foncier et le droit des successions (phase 1)

Présentation

Au Cameroun, les autorités traditionnelles sont les gardiens de lois et de pratiques coutumières. Pour la majeure partie de la population, elles constituent une interface essentielle entre la communauté et l’État et leur importance sociale est reconnue dans le droit étatique qui habilite ces derniers à prendre des décisions sur des questions relatives à la gestion des ressources naturelles, à la vie familiale en milieu rural et surtout au domaine foncier.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils ont le statut d’auxiliaires d’administration. Avec la mise en place de la décentralisation, les chefs traditionnels sont devenus des acteurs majeurs de cette décentralisation. Il est donc nécessaire et urgent qu’ils soient formés afin de leur permettre d’accompagner les politiques publiques en matière de gouvernance locale.

chefs traditionnels

Pourquoi former les chefs traditionnels sur le droit foncier ?

En effet, la question foncière est une préoccupation capitale pour l’État du Cameroun, toutefois, la législation en la matière semble ne pas faire l’unanimité d’où la propension exponentielle des litiges fonciers dans nos différentes juridictions. Si sur le terrain le contentieux foncier constitue le taux le plus élevé des litiges dans les juridictions (environ 80%), cela contraste avec le faible niveau d’appropriation des questions juridiques par le citoyen en cette matière.

Ainsi, l’ignorance de l’arsenal juridique dans le domaine foncier semble être la principale cause de cet épineux problème qui a contribué non seulement à l’augmentation du taux de litige foncier devant les instances juridictionnelles, mais aussi la recrudescence des tensions au niveau communautaire, le surpeuplement des centres de détention et l’appauvrissement des Camerounais.

La résolution de la problématique de l’ignorance des lois foncières devient de plus en plus urgente au vu de ses graves conséquences tant sur le plan étatique que sur le plan individuel. L’État en souffre et les populations encore plus !

C’est pour cette raison que nous avons mis sur pied le projet de renforcement des capacités des chefs traditionnels en matière de gouvernance locale, dont le premier volet porte sur la formation de ces chefs sur le droit foncier. Cette formation est sensée rappeler aux chefs traditionnels non seulement les responsabilités qui leur incombent en vertu de la loi et de l’autorité morale qu’ils exercent sur leur population, mais aussi de manière globale, aider les institutions locales à prévenir les conflits communautaires au Cameroun.

Ce projet vise à combler ce sérieux manque de connaissances dans un domaine assez complexe par le biais d’une initiative axée sur le renforcement des capacités. Il s’agit ici, de permettre à ces derniers d’exercer efficacement leur rôle, en prenant les décisions éclairées pour leurs populations avec pour effet de désamorcer des situations qui encombrent inutilement les prétoires des tribunaux camerounais

Pourquoi former les chefs traditionnels sur le droit foncier ?

En effet, la question foncière est une préoccupation capitale pour l’État du Cameroun, toutefois, la législation en la matière semble ne pas faire l’unanimité d’où la propension exponentielle des litiges fonciers dans nos différentes juridictions. Si sur le terrain le contentieux foncier constitue le taux le plus élevé des litiges dans les juridictions (environ 80%), cela contraste avec le faible niveau d’appropriation des questions juridiques par le citoyen en cette matière. Ainsi, l’ignorance de l’arsenal juridique dans le domaine foncier semble être la principale cause de cet épineux problème qui a contribué non seulement à l’augmentation du taux de litige foncier devant les instances juridictionnelles, mais aussi la recrudescence des tensions au niveau communautaire, le surpeuplement des centres de détention et l’appauvrissement des Camerounais.

La résolution de la problématique de l’ignorance des lois foncières devient de plus en plus urgente au vu de ses graves conséquences tant sur le plan étatique que sur le plan individuel. L’État en souffre et les populations encore plus !

C’est pour cette raison que nous avons mis sur pied le projet de renforcement des capacités des chefs traditionnels en matière de gouvernance locale, dont le premier volet porte sur la formation de ces chefs sur le droit foncier. Cette formation est sensée rappeler aux chefs traditionnels non seulement les responsabilités qui leur incombent en vertu de la loi et de l’autorité morale qu’ils exercent sur leur population, mais aussi de manière globale, aider les institutions locales à prévenir les conflits communautaires au Cameroun.

Ce projet vise à combler ce sérieux manque de connaissances dans un domaine assez complexe par le biais d’une initiative axée sur le renforcement des capacités. Il s’agit ici, de permettre à ces derniers d’exercer efficacement leur rôle, en prenant les décisions éclairées pour leurs populations avec pour effet de désamorcer des situations qui encombrent inutilement les prétoires des tribunaux camerounais.

formation des chefs

Les objectifs de cette formation

  • Renforcer les capacités de ces chefs en matière de gouvernance locale
  • Réduire le taux d’ignorance des lois foncières chez les chefs traditionnels de BAMENDJING
  • Leur donner les connaissances nécessaires pour résoudre les litiges fonciers dans leurs villages
  • Limiter le taux de conflits fonciers dans les villages.

objectif de formation

Notre stratégie

Dans notre démarche, nous avons entrepris de former les chefs traditionnels (chef de 2e et 3e degré) de chaque groupement. Sous la tutelle administrative, les formations se déroulent dans les salles des actes de chaque chefferie supérieure.

Lors des séances de formation, chaque participant reçoit le module sur lequel porte la séance. Les formations se déroulent en langue française, anglaise et en langue locale pour faciliter la compréhension. Elles se tenaient tous les samedis. Trois (03) formateurs étaient délégués pour chaque séance. Un (01) expert en droit foncier, un (01) juriste spécialiste du droit civil et un (01) traducteur en langue locale. Ce dernier avait pour mission de traduire en langue locale tout ce qui était incompris par les participants au courant de la formation.

Les formateurs partaient de la ville de Douala, siège social pour se rendre à BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM. Ils arrivaient le vendredi soir, passaient la nuit dans un hôtel à MBOUDA pour ensuite se rendre à BAMENDJING le lendemain matin. La formation débutait à 10h pour se terminer à 14h et les formateurs reprenaient le chemin retour.

À la fin de la formation, les participants ont reçu un  recueil de texte sur le foncier et une attestation de participation à la formation.

Un cocktail a été offert par notre association pour célébrer cette phase d’acquisition de compétences, en présence de l’autorité administrative et de la gendarmerie.

La formation a débuté au mois de septembre 2020 pour se terminer en novembre 2020 avec le groupement BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM, département du BAMBOUTOS. La formation a duré trois mois (3 mois).

Dans notre démarche, nous avons entrepris de former les chefs traditionnels (chef de 2e et 3e degré) de chaque groupement. Sous la tutelle administrative, les formations se déroulent dans les salles des actes de chaque chefferie supérieure.

Lors des séances de formation, chaque participant reçoit le module sur lequel porte la séance. Les formations se déroulent en langue française, anglaise et en langue locale pour faciliter la compréhension. Elles se tenaient tous les samedis. Trois (03) formateurs étaient délégués pour chaque séance. Un (01) expert en droit foncier, un (01) juriste spécialiste du droit civil et un (01) traducteur en langue locale. Ce dernier avait pour mission de traduire en langue locale tout ce qui était incompris par les participants au courant de la formation.

Les formateurs partaient de la ville de Douala, siège social pour se rendre à BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM. Ils arrivaient le vendredi soir, passaient la nuit dans un hôtel à MBOUDA pour ensuite se rendre à BAMENDJING le lendemain matin. La formation débutait à 10h pour se terminer à 14h et les formateurs reprenaient le chemin retour.

À la fin de la formation, les participants ont reçu un  recueil de texte sur le foncier et une attestation de participation à la formation.

Un cocktail a été offert par notre association pour célébrer cette phase d’acquisition de compétences, en présence de l’autorité administrative et de la gendarmerie.

La formation a débuté au mois de septembre 2020 pour se terminer en novembre 2020 avec le groupement BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM, département du BAMBOUTOS. La formation a duré trois mois (3 mois).

Dans notre démarche, nous avons entrepris de former les chefs traditionnels (chef de 2e et 3e degré) de chaque groupement. Sous la tutelle administrative, les formations se déroulent dans les salles des actes de chaque chefferie supérieure.

Lors des séances de formation, chaque participant reçoit le module sur lequel porte la séance. Les formations se déroulent en langue française, anglaise et en langue locale pour faciliter la compréhension. Elles se tenaient tous les samedis. Trois (03) formateurs étaient délégués pour chaque séance. Un (01) expert en droit foncier, un (01) juriste spécialiste du droit civil et un (01) traducteur en langue locale. Ce dernier avait pour mission de traduire en langue locale tout ce qui était incompris par les participants au courant de la formation.

Les formateurs partaient de la ville de Douala, siège social pour se rendre à BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM. Ils arrivaient le vendredi soir, passaient la nuit dans un hôtel à MBOUDA pour ensuite se rendre à BAMENDJING le lendemain matin. La formation débutait à 10h pour se terminer à 14h et les formateurs reprenaient le chemin retour.

À la fin de la formation, les participants ont reçu un  recueil de texte sur le foncier et une attestation de participation à la formation.

Un cocktail a été offert par notre association pour célébrer cette phase d’acquisition de compétences, en présence de l’autorité administrative et de la gendarmerie.

La formation a débuté au mois de septembre 2020 pour se terminer en novembre 2020 avec le groupement BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM, département du BAMBOUTOS. La formation a duré trois mois (3 mois).

Dans notre démarche, nous avons entrepris de former les chefs traditionnels (chef de 2e et 3e degré) de chaque groupement. Sous la tutelle administrative, les formations se déroulent dans les salles des actes de chaque chefferie supérieure.
Lors des séances de formation, chaque participant reçoit le module sur lequel porte la séance. Les formations se déroulent en langue française, anglaise et en langue locale pour faciliter la compréhension. Elles se tenaient tous les samedis. Trois (03) formateurs étaient délégués pour chaque séance. Un (01) expert en droit foncier, un (01) juriste spécialiste du droit civil et un (01) traducteur en langue locale. Ce dernier avait pour mission de traduire en langue locale tout ce qui était incompris par les participants au courant de la formation.
Les formateurs partaient de la ville de Douala, siège social pour se rendre à BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM. Ils arrivaient le vendredi soir, passaient la nuit dans un hôtel à MBOUDA pour ensuite se rendre à BAMENDJING le lendemain matin. La formation débutait à 10h pour se terminer à 14h et les formateurs reprenaient le chemin retour.

À la fin de la formation, les participants ont reçu un recueil de texte sur le foncier et une attestation de participation à la formation.
Un cocktail a été offert par notre association pour célébrer cette phase d’acquisition de compétences, en présence de l’autorité administrative et de la gendarmerie.
La formation a débuté au mois de septembre 2020 pour se terminer en novembre 2020 avec le groupement BAMENDJING dans l’arrondissement de GALIM, département du BAMBOUTOS. La formation a duré trois mois (3 mois).

Les résultats

Sur trente-six (36) chefs traditionnels attendus, trente-deux (32) ont répondu présents et se sont vus formés sur le droit foncier et ils sont aujourd’hui au service de leur population avec l’accompagnement continu de la SOCIPRODD. Le résultat a été atteint à 89%.

droit foncier SOCIPRODD

l’accompagnement de SOCIPRODD

service traditionnels sociprodd

Les difficultés rencontrées

L’état impraticable des routes en saison des pluies nous a mis parfois en retard sur le terrain.
Les difficultés liées au niveau de compréhension de ces chefs. Quelques-uns n’ont pas été scolarisés et donc, il était difficile d’avancer avec les modules comme le prévoyait le timing.
Les difficultés financières. Nous n’avons pas assez de moyens pour nous offrir des pauses café pendant les séances de formation. Chaque participant allait se débrouiller hors du site de la formation et revenait parfois tard, lorsque la séance était relancée.

Perspectives à venir

La présente formation dans sa phase 1 vise à former 500 chefs traditionnels (2e et 3e degré) de la région de l’Ouest Cameroun. Ceci devrait se faire au courant des années 2021 et 2022.

C’est pour cela que nous avons réalisé une formation pilote des chefs supérieurs de l’Ouest (chef de 2e degré) réunis au sein de l’association CCTO (Conseil des Chefs Traditionnels de l’Ouest). Nous allons former les chefs de 3e degré des différents groupements de ces chefs supérieurs.

Nos moyens financiers ne suffisent malheureusement pas pour couvrir nos objectifs en termes de formation et c’est pour cette raison que nous avons commencé à rechercher des bailleurs de fonds pour la cause. Nous avons monté des dossiers de financements que nous avons proposés à certaines entreprises commerciales à Douala et nous sommes en attente de la suite.

perspectives à venir

perspectives sociprodd

Budget

Budget formation pilote des chefs supérieurs de l’ouest

Pour réaliser cette formation pilote des chefs supérieurs, il a fallu mettre un peu de moyens financiers pour le transport, la confection des modules à distribuer lors de ladite formation, la banderole, la voiture pour un déplacement en aller-retour. La nécessité de louer des véhicules est fonction des activités de certains de nos membres se retrouvant dans les équipes en mission. On avait par exemple la communicatrice du groupe qui présente des émissions télé tous les matins à partir de 6h30mm. On était dans l’obligation de prendre des voitures en location pour ces périodes déterminantes, capables de faire des aller-retour afin de ne pas causer préjudices à ces membres bénévoles œuvrant pour la SOCIPRODD.

voiture déplacement sociprodd

budget déplacement

Budget de la formation de bamendjing

sensibilisations des établissements

Acquisition d’un nouveau local

Au regard de l’extension de nos activités, l’association a pris en location pendant le mois de décembre 2020, un nouvel appartement sis à Bonamoussadi, Sable, derrière l’institut professionnel ISTAMA. Elle a versé 10 mois de loyers (janvier à octobre). Ceci était d’ailleurs la dernière réalisation de l’association pour cette année-là.

Acquisition d’un nouveau local

local sociprodd

salle de reception sociprodd

L’association a connu d’énormes difficultés au départ dû au climat et à la conjoncture sociale qui sévit actuellement au Cameroun :

  • manque d’emploi qui concourt au manque de moyen financier
  • très peu de jeunes s’intéressent à l’entrepreneuriat social, tous sont portés soit vers l’entrepreneuriat commercial, soit l’entrée à la fonction publique.
  • le manque d’accompagnement de la part de l’État à travers ses démembrements
  • etc.

La première année était bien plus difficile que la deuxième. Les activités prévues pour cette première année (2018) ont été réalisées à 10%. Ce qui a fait que le reste de ces activités ont été reportées pour la deuxième année (2019). Pour cette nouvelle année, l’association a marqué des pas en avant. Nous avons pu réaliser les 35% de nos objectifs annuels. C’est à la troisième année (2020) que nous avons pu réaliser 60% de nos objectifs annuels.
Sur le plan financier, voici ce qui en ressort :

plan financier sociprodd

diagramme de financement

Commentaires : on peut constater que l’association a évolué en termes d’activités et de financement depuis sa création. Les moyens de financements ont énormément accru en 2020. Cela est dû au fait que de nouvelles personnes précisément celles vivant à la diaspora ont rejoint l’association et ont beaucoup participé à la lutte contre le COVID 19. Ils ont cru au projet associatif et se sont investis énormément pour booster les actions de l’association.

Rapport financier (fcfa)

Compte d’exploitation des 3 premières années

dépense triennal

Descente et sensibilisations dans les établissements scolaire

sensibilisations des établissements Éducation juridique des jeunes scouts a bandrefam

Education des scouts

Formation de 100 agents de lutte contre la corruption au coté de l’acader

Formation anti-corruption

Éducation fiscale des contribuables commerçants

éducation fiscale commerçants

Campagne d’éducation juridique des jeunes dans les établissements scolaires

campagne d'éducation juridique

Il est à noter que la création du site web en décembre 2019 a coûté 180 000 Fcfa.

budget sociprodd 2020

Aménagement du local

aménagement local sociprodd

Campagne d’éducation juridique dans les établissements scolaires

campagne d'éducation 2020

Projet “sortir 100 enfants de la rue chaque année” rencontre I

projet sociprodd

Projet “sortir 100 enfants de la rue chaque année” rencontre II

projet sociprodd 2

Lutte contre la covid 19

lutte contre la covid 19

Assistance aux déplacés de la crise au noso résidant dans l’arrondissement de galim

 assistance à galim

Projet d’accompagnement des projets de développement durable par l’éducation juridique

odd sociprodd

Mission internationale

Mission internationale

Projet d’éducation des chefs traditionnels (chefs supérieurs de l’ouest réunis au sein de l’association)

projet d'éducation chefs

Détail des décaissements

Location du nouveau et actuel siège social de l’association

 siège social sociprodd

Récapitulatif des flux financiers de l’association sur 3 premières années

récapitulatif sociprodd

évolution d'activité humanitaire

Remerciements :

Nous remercions tous les membres qui ont cru en ce projet et qui ont participé à la réalisation des activités ci-dessus. Étant une jeune association, nous comptons nous améliorer dans nos démarches, dans nos projets et dans nos rapports. Un merci à tous ceux qui de près ou de loin, contribuent au développement de cette association.

L’éducation juridique, levier du développement durable et gage de l’état de droit.

La sociprodd, c’est l’éducation juridique pour tous !

Seul on va vite, mais ensemble, on va loin.

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